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Saturnisme : encore plus de 5.000 cas en France

15/06/2010

Selon une enquête nationale de l’Institut de veille sanitaire (InVS) publiée le 27 mai dernier, le saturnisme infantile concerne encore plus de 5.000 enfants.

Cette étude montre que le nombre d’enfants atteint de saturnisme [1] a été divisé par 20 en 15 ans.

Ce document nous apprend que l’estimation du nombre d’enfant concerné par le saturnisme est de 5.333 sur l’ensemble de la France, dont 4.400 enfants en métropole (84.000 dans l’étude précédente menée en 1995-1996.) et que la moyenne des plombémies [2] chez l’ensemble des enfants est de 15,1 µg/L, et qu’elle est légèrement supérieure chez les garçons mais ne varie pas significativement ni avec l’âge ni avec les régions. Par ailleurs, on apprends également que 25% des enfants présentent une plombémie supérieure à 25 μg/L, une concentration suffisante pour induire des effets sur le développement cognitif et moteur.

La Direction générale de la santé->DGS (DGS) se félicite de ces "résultats qui montrent que les actions de prévention menées depuis 15 ans ont été efficaces : suppression de l’essence au plomb, amélioration de l’alimentation, traitement des eaux de distribution publique, amélioration de l’habitat, contrôle des émissions industrielles… »

Néanmoins, la DGS reconnaît toutefois que les 5000 cas existant encore sont préoccupants. « Il s’agit pour la plupart d’enfants qui cumulent certains facteurs tels habitat dégradé, suroccupation du logement, environnement social défavorisé… »

la DGS et l’InVS préconisent d’identifier les sources d’exposition pour diminuer l’imprégnation des enfants, mais aussi d’améliorer le repérage des enfants intoxiqués.

Acteurs du bâtiment garder donc l’œil ouvert ! Sachez que l’habitat ancien qui est la principale source d’intoxication : les peintures à base de plomb y sont encore très présentes, même si elles ont été recouvertes par des peintures plus récentes. Elles peuvent en effet conduire à une exposition au plomb lorsqu’elles se dégradent ou lors de travaux faits sans précaution (émission de poussières) N’hésiter pas à informer vos interlocuteurs sur les risques du plomb !

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