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Des nouveaux repères pour le formaldhéyde
9/11/2009
Dans un avis d’octobre 2009, le Haut Conseil de la santé publique s’intéresse aux niveaux acceptables de formaldéhyde à l’intérieur des bâtiment
Décidément, le formaldéhyde ne quitte pas le devant de la scène des substances polluantes de l’air intérieur. Reconnu comme cancérogène certain pour l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) et substance préoccupante pour l’homme en raison d’effets cancérogènes possibles mais pour lesquelles les informations disponibles ne permettent pas une évaluation suffisante par l’Union européenne, cette substance à déjà eu les faveurs de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (AFSSET) dans un avis du 25 juin dernier, dans lequel celle-ci recommandait de réduire les valeurs-limites d’exposition professionnelle (Vlep) au formaldéhyde et de les rendre contraignantes. L’AFFSET avait déjà proposer en 2007 deux valeur guides de l’air intérieur (VGAI) pour cette substance : 50 µg/m3 en moyenne pour une exposition courte et 10 µg/m3 pour une exposition chronique
Dans son avis, le HSCP [1] a publier un avis dans lequel il propose de fixer pour les bâtiments existants, privés et publics, des valeurs repères :
- 10 µg/m3 est la valeur optimale à atteindre en 10 ans. En en dessous de ce taux de formaldéhyde, l’air intérieur peut être considéré comme "de très bonne qualité vis-à-vis de ce polluant et n’implique aucune action’’
- 30 µg/m3 est la valeur repère intermédiaire ’’en dessous de laquelle, en 2009, un bâtiment peut être considéré comme de bonne qualité’’. Il devra évoluer progressivement vers l’objectif de 10 µg/m3.
- 50 µg/m3 est’’la valeur maximale admissible pour une exposition de longue durée’’. Au-delà de 50 microgrammes,’’il est nécessaire d’informer les occupants et, dans un délai de quelques mois, d’identifier la ou les source(s) principale(s) et de la (les) réduire en engageant les actions appropriées’’.
- Une teneur supérieure à 100 µg/m3 doit conduire ’’à une action corrective rapide, au cours du mois suivant le résultat’’.

